Juin 012011
 

Les fonds souverains fascinent et inquiètent. Comment en serait-il autrement alors que, selon certains analystes, l’un des plus importants d’entre eux pourrait s’offrir, à lui seul, en une seule journée, Total, Axa, BNP-Paribas, Crédit Agricole, Bouygues, L’Oréal, Michelin, Danone, et LVMH !

D’où une série de questions à laquelle se sont attachés à répondre, chacun dans un ouvrage, Henri-Louis Védie, professeur au département finance/économie du Groupe HEC, et Lucien Rapp, professeur agrégé de droit et associé d’un cabinet d’affaires international.

Leurs réponses éclairent à la fois la puissance financière de ces fonds. Elles décrivent aussi les risques stratégiques résultant des participations qu’ils prennent dans des entreprises occidentales sensibles. Mais, plus fondamentalement, ils formulent une crainte géopolitique majeure : et si les fonds souverains n’étaient, in fine, que le signe avant coureur d’une mutation du capitalisme mondialisé appelé à prendre demain un virage étatique sous l’égide d’États au fonctionnement souvent peu démocratique ? Lire la suite »