Mai 162012
 

Malgré la pression des événements, l’écume des faits, le mois de mai prête à l’évasion, voire à la rêverie. Or qui n’a jamais rêvé de partir en Afrique sur les traces d’un explorateur porté disparu et de prononcer à la place d’Henry Stanley le célèbre : « Doctor Livingstone, I presume ? » ? Qui ne s’est pas imaginé larguer les amarres pour l’aventure ? Que l’on parte pour le plaisir ou pour échapper à un destin par trop étriqué, balisé, « dépasser les limites, gagner l’ailleurs, constitue la vie des voyageurs et explorateurs », note François Angelier, auteur d’un dictionnaire sur les aventuriers occidentaux du XIIIe au XXe siècle qui ont contribué à façonner le monde que nous connaissons encore. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? L’épopée des grandes expéditions européennes est-elle définitivement révolue ? Il reste tant de territoires peu connus sur terre et inexplorés dans les mers… Et si l’on évoque l’espace, les possibilités deviennent immenses ! Derrière l’évidence des enjeux géopolitiques apparaît une certaine conception de l’homme qui perdure en ces temps de repli stratégique de l’Europe. Conquérant de lui-même tout autant que de nouveaux territoires, l’aventurier reste un modèle de courage, d’énergie et d’insatiable curiosité. Lire la suite »