Déc 172015
 

Financiarisation de l’économie, retour de la loi du plus fort

L’optimisation fiscale est aussi vieille que les entreprises, dès lors qu’elles ont été soumises par les États à des taxes sur leurs activités et leurs bénéfices. Lire la suite »

Paradis fiscaux, eldorados éternels ?

 Cartes, Finance, Mondialisation, Paradis fiscaux  Commentaires fermés sur Paradis fiscaux, eldorados éternels ?
Sep 042014
 

Texte : Alain Nonjon

La mondialisation financière est celle qui a connu la plus rapide expansion, et s’il y a globalization c’est bien dans la sphère des capitaux (le terme pouvant même être réservé à cette strate de l’économie mondiale). Ce sont chaque année des milliards d’IDE qui se croisent (1 214 milliards de dollars en 2014), des milliards quotidiens qui transitent (5 300 milliards de dollars de transactions sur le marché des devises, dont 95 % spéculatives) : Adam Smith devrait se réjouir de voir que les richesses circulent plus que les hommes, pour le meilleur et pour le pire. Quand on évoque « la mondialisation grise », c’est également vers la sphère des capitaux qu’il faut se tourner.

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Avr 022013
 

Jean-François Fiorina s’entretient avec Jean-François Gayraud

Du 4 au 7 avril se tient à Grenoble le 5e Festival de géopolitique et de géoéconomie consacré à « la face obscure de la mondialisation ». L’occasion pour CLES d’interroger l’un des meilleurs spécialistes français des mafias et du crime organisé, le commissaire divisionnaire Jean-François Gayraud, qui voit dans la géopolitique la meilleure grille d’analyse pour appréhender correctement les phénomènes criminels.

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Jan 282013
 

Jean-François Fiorina s’entretient avec Jean de Maillard

Pénaliste de renom, le juge Jean de Maillard est un spécialiste reconnu de la lutte contre le crime organisé et la délinquance financière. Auteur de nombreux ouvrages sur ces questions, il plaide pour rétablir le primat du politique face à une financiarisation débridée qui, à l’échelle planétaire, étouffe l’économie réelle enracinée dans les territoires. Et appelle de ses voeux une géopolitique réaliste, intégrant la raison d’État pour atteindre ses objectifs stratégiques.

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Oct 182012
 

À l’heure de la multiplication des annonces de plans sociaux affectant l’industrie française et certains sites industriels hébergés dans l’Hexagone (PSA, LyondellBasell, Sanofi , Petroplus, Lohr…), la question de la politique industrielle de la France est à l’évidence de la plus haute importance. Le thème du « patriotisme économique » est certes repris par les plus hautes autorités de l’État. Le nouveau gouvernement s’est doté d’un ministère ad hoc et fait du « redressement productif  » l’une de ses priorités. Mais encore faudrait-il « être plus ferme dans la conviction que nous devons rendre de nouveau légitime, dans nos esprits, l’idée de souveraineté industrielle ». C’est ce que proposent Éric Delbecque et Angélique Lafont dans un récent ouvrage particulièrement stimulant.
Pour les auteurs, un diagnostic de notre présente situation devrait être parfaitement formulé, tout comme il devrait être mis fin à la stérile opposition entre les tenants du tout libéral et les défenseurs d’un « nationalisme économique » revisité. La solution ? Une « connivence public/privé » à même de préserver les secteurs jugés stratégiques pour la croissance du pays. Le débat n’est pas seulement utile. Il devient urgent.

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Oct 112012
 

D’abord financière, puis économique, la crise mondiale à l’oeuvre depuis 2008 met en exergue les rapports de force qui lient États souverains, institutions internationales et marchés financiers. Les enjeux sont de taille car ces derniers sont le lieu où s’établissent les circuits de financement des économies nationales, s’organise la liquidité de l’épargne investie à long terme, se fixe le prix des matières premières et où sont cotés les actifs mobiliers nécessaires au développement des entreprises. Bref, difficile de se passer des marchés si l’on entend assurer un développement national pérenne ! Ainsi, « la mondialisation des marchés et des capitaux a non seulement produit une nouvelle géographie économique, mais aussi de nombreux conflits entre États : l’ouverture économique, les plans d’ajustement, la gestion des crises sont loin de faire consensus », résume Franck Debié, professeur à l’ENS-Ulm. Dans quelle mesure la crise actuelle bouscule-t-elle l’ordre international établi jusqu’alors entre les nations ? Loin d’être totalement dématérialisée et cosmopolite, la « planète financière » est plus que jamais un enjeu, et son contrôle un levier de l’action (géo)politique. Lire la suite »

Juin 302011
 

En 1971, alors que l’Amérique reniait son engagement, pris à Bretton Woods en 1944, d’arrimer le dollar à l’or, Johan Connaly, secrétaire d’État au Trésor de Nixon, déclara aux Européens médusés : “Le dollar est notre monnaie et votre problème.” Quarante ans plus tard, alors que le monde traverse l’un des plus graves crises financières de son histoire, la sentence n’a jamais été aussi vraie. C’est du moins la thèse défendue par Édouard Tétreau dans un petit ouvrage dont le titre claque comme un pamphlet : Quand le dollar nous tue. Pour cet analyste financier réputé, “le flot de dollars, provenant des robinets percés de la Fed, des fonds spéculatifs de Wall Street et des déficits du Trésor américain, est en effet en train de mettre nos économies et nos finances à feu et à sang.” Sa crainte : qu’après avoir provoqué des émeutes et des révolutions au Maghreb et dans le monde arabe, l’inflation exportée par les États-Unis déstabilise demain la Chine, l’Inde, voire l’Europe. Un scénario noir qu’il convient toutefois de prendre en compte parce qu’il n’y a pas de géopolitique sans anticipation et qu’imaginer le pire permet parfois de l’éviter. Lire la suite »

Juin 012011
 

Les fonds souverains fascinent et inquiètent. Comment en serait-il autrement alors que, selon certains analystes, l’un des plus importants d’entre eux pourrait s’offrir, à lui seul, en une seule journée, Total, Axa, BNP-Paribas, Crédit Agricole, Bouygues, L’Oréal, Michelin, Danone, et LVMH !

D’où une série de questions à laquelle se sont attachés à répondre, chacun dans un ouvrage, Henri-Louis Védie, professeur au département finance/économie du Groupe HEC, et Lucien Rapp, professeur agrégé de droit et associé d’un cabinet d’affaires international.

Leurs réponses éclairent à la fois la puissance financière de ces fonds. Elles décrivent aussi les risques stratégiques résultant des participations qu’ils prennent dans des entreprises occidentales sensibles. Mais, plus fondamentalement, ils formulent une crainte géopolitique majeure : et si les fonds souverains n’étaient, in fine, que le signe avant coureur d’une mutation du capitalisme mondialisé appelé à prendre demain un virage étatique sous l’égide d’États au fonctionnement souvent peu démocratique ? Lire la suite »