Un Noël à Damas

 Liban, Religion, Syrie, Turquie  Commentaires fermés sur Un Noël à Damas
Déc 152016
 

Géopolitique des chrétiens d’Orient

cles199-2Le 11 décembre 2016, en pleine messe dominicale, une bombe explose dans l’église copte Saint-Pierre-et-Saint-Paul du Caire. L’attentat le plus meurtrier jamais perpétré dans un lieu de culte chrétien en Égypte rappelle, en cette période de Noël, que la situation des chrétiens d’Orient reste difficile. Lire la suite »

Fév 182016
 

Deux puissances émergentes face à face ?

Après la destruction d’un bombardier russe accusé d’avoir violé, depuis la Syrie, l’espace aérien turc, les relations entre Moscou et Ankara sont au plus mal. La compréhension de la situation actuelle nécessite un bref retour en arrière. Lire la suite »

Juin 262014
 

La route de la soie : une histoire géopolitique

La sortie en livre de poche de l’ouvrage de Pierre Biarnès, La route de la soie – Une histoire géopolitique, rencontre fort à propos l’actualité internationale. Il réveille un fantôme géopolitique riche d’effluves exotiques. Pendant des siècles, l’Orient et l’Occident ont été reliés par un ensemble de voies terrestres partant de Chine, traversant l’Asie centrale et aboutissant au monde musulman puis, au-delà, aux Etats européens. Lire la suite »

Fév 132014
 

La voie de « l’islam modéré » en question(s)

Héritière directe de l’Empire ottoman, issue du choc brutal provoqué par la Première Guerre mondiale et ses conséquences, la Turquie occupe une place singulière dans le monde musulman. Après avoir incarné l’archétype du pays laïc tourné vers l’Occident, elle s’est présentée aux républiques d’Asie centrale, à la chute de l’Union soviétique (1991), comme l’exemple d’une transition démocratique aboutie. Au tournant des années 2000, elle symbolise encore le mariage réussi de l’économie de marché, du pluralisme et de l’Islam. Havre de paix au Proche-Orient, membre de l’OTAN, candidate à l’UE, la patrie d’Atatürk faisait ainsi figure d’antidote au nihilisme djihadiste.
Or, la Turquie aujourd’hui vacille. Les manifestations du Printemps 2013, les scandales à répétition, les affres d’une politique étrangère embourbée en Syrie et l’effondrement de sa monnaie ont rompu le sortilège d’un pays qui prétendait s’ériger en modèle de l’Oumma, du Maroc à l’Indonésie. Un point de situation s’impose aux lendemains du voyage du président de la République dans ce pays « compliqué ».

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Oct 032013
 

Itinéraire et avenir d’un peuple sans État

L’Irak post-Saddam Hussein, puis la guerre civile syrienne, ont remis sur le devant de la scène internationale la problématique kurde. La question d’un Kurdistan autonome n’est pas nouvelle. Réparti principalement sur quatre États (Turquie, Iran, Irak et Syrie), le peuple kurde est engagé dans une lutte pour sa reconnaissance depuis déjà près d’un siècle. Mais la reconfiguration géopolitique en cours au Proche et Moyen-Orient bouscule ses chances d’aboutir.

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Juil 052012
 

Chypre assure la présidence de l’Union européenne depuis le 1er juillet. C’est une première, et une situation inédite, compte tenu du contentieux qui oppose ce pays membre de l’UE à un pays candidat à l’adhésion : la Turquie. Tandis que le veto de Nicosie bloque l’ensemble du processus d’adhésion de la Turquie, Ankara a déclaré qu’elle gèlerait pour six mois ses relations avec l’UE. Simultanément, l’île, qui constitue un véritable « balcon sur le Proche Orient », est l’objet de nouvelles tensions. Nicosie a lancé une vaste campagne de prospection dans sa zone économique exclusive (ZEE), à la recherche d’hydrocarbures. Cette initiative s’accompagne d’un rapprochement avec Tel Aviv, provoquant l’ire de la Turquie. La question chypriote est ainsi devenue pour les chancelleries européennes un véritable casse-tête. Depuis l’échec du plan Annan en 2004, les perspectives de réunification s’éloignent. Combien de temps pourra durer, sans heurts, cette situation de statu quo dans une région en plein bouleversement ? Lire la suite »

Juin 072012
 

À l’heure où les Égyptiens s’apprêtent à choisir leur président entre un ancien militaire issu du système Moubarak et un Frère musulman, les spéculations vont bon train. Depuis la vague de révoltes populaires sans précédent amorcée fin 2010, le monde arabo-musulman n’en finit pas de connaître l’instabilité. Initialement menées contre la vie chère en Algérie et en Tunisie, elles ont déjà eu raison des exécutifs tunisien, égyptien, libyen, yéménite et peut-être demain syrien. Ces révolutions toujours en cours, trop hâtivement comparées à celles qu’a connu l’espace européen, ont le potentiel du meilleur comme du pire. « Tout le défi auquel fait aujourd’hui face le Moyen-Orient tient précisément à sa capacité à élaborer un modèle oriental, seul à même d’être accepté par les populations concernées », préviennent les auteurs de la Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord récemment parue aux PUF. Il est en tout cas certain que ces révoltes plus ou moins spontanées sont en train de redessiner la carte des équilibres géostratégiques de la région.

De « Révolution Facebook » ou « Révolutions de la dignité » à « Tsunami arabe » (Antoine Basbous),  en passant par des désignations plus géographiquement limitées, à l’instar de la « Révolution  de Jasmin » ou de la « Révolution du Nil », les appellations pour décrire les événements déclenchés depuis la fin de l’année 2010 n’ont pas manqué. Cette pluralité révèle surtout l’hétérogénéité des situations nationales. Si le choix d’un vocable univoque et potentiellement séduisant – le ou les Printemps arabe(s) – a été arrêté, il renvoie néanmoins à l’idée que  les bouleversements à l’oeuvre obéiraient à une même mécanique. Or, rien n’est plus faux.

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Juin 222011
 

En remportant pour la troisième fois consécutive les élections législatives, l’AKP islamo-conservateur a confirmé combien il disposait d’une profonde assise électorale dans son pays. En engrangeant plus de 50 % des voix, il se retrouve même en position de force pour engager une réforme de la Constitution destinée à solder davantage encore l’héritage laïque et kémaliste de la République. Toutefois, on aurait tort de voir dans cette réforme annoncée un quelconque coup de force. Lire la suite »

Déc 102010
 

La nouvelle révolution turque

En Europe, la Turquie est essentiellement envisagée à l’aune de son adhésion prévue à l’Union européenne. Or ce contexte souvent passionnel n’est pas propice à une compréhension sereine des profondes mutations à l’œuvre en Turquie. C’est ce que permet de découvrir un récent ouvrage consacré à la “nouvelle puissance turque”. En puisant aux sources de la géopolitique et de la sociologie, son auteur, Tancrède Josseran, brosse le portrait d’une société en proie à une profonde transformation sous l’influence d’un islam politique d’un genre nouveau. “Depuis 2002 et l’arrivée des néo-islamistes aux affaires, écrit-il, une révolution silencieuse est en cours.
La marche vers l’Europe et la mondialisation ont bousculé les clivages. Nationaliste, laïque, progressiste, la matrice kémaliste est démantelée au profit d’une synthèse originale alliant foi, démocratie et économie de marché.” Cerner ce basculement est d’autant plus important pour les décideurs économiques appelés à nouer des relations commerciales avec la Turquie que, selon cet auteur, “ce processus est porté par une classe d’entrepreneurs islamiques dynamiques”.